Examen frances – Becas Informatica 2012

Notre cerveau, machine à illusions

En 1966, le psychiatre britannique John Barker fondait le Bureau britannique des prémonitions. Six ans auparavant, il avait mis à profit l’effondrement d’un terril sur une école du Pays de Galles, qui avait tué 144 personnes (dont 139 écoliers), pour lancer dans la presse un singulier appel à témoins : il souhaitait savoir si quelqu’un avait prévu le drame. Il reçut 60 lettres, dont la moitié des auteurs indiquaient avoir eu une telle prémonition, en rêve.

L’objectif de son Bureau était digne d’une nouvelle de Philip K. Dick : utiliser ces «précogs» pour anticiper et prévenir les catastrophes. En 1967, l’un d’eux informe Barker qu’il va bientôt mourir. Le psychiatre avait justement écrit un livre intitulé Mort de peur, où il expliquait qu’une telle prédiction pouvait se réaliser, car la terreur induite par cette annonce était susceptible d’affecter le système immunitaire. Baker se plia à sa science : il mourut effectivement soudain, en 1968. Et son Bureau ne lui survécut que quelques années, avant de fermer, faute de moyens.

Des histoires comme celle-ci, le livre de Richard Wiseman en regorge. On y croise une mangouste parlante, mais invisible, dans une masure de l’île de Man. Mais aussi le télépathe Washington Irving Bishop, mort avec ses secrets, car autopsié à l’âge de 33 ans alors qu’il était sans doute simplement plongé dans une crise de catalepsie. Et encore le sinistre Jim Jones, grand laveur de cerveaux, qui poussa au suicide plus de 900 personnes enrôlées dans sa secte au Guyana, en 1978.

L’un des personnages les plus marquants pour l’auteur est sans doute la psychologue anglaise Susan Blackmore, qui a été à l’origine de sa vocation scientifique. Richard Wiseman a en effet d’abord été magicien professionnel, avant de se tourner vers la psychologie – deux disciplines ayant évidemment partie liée. Le témoignage de Susan Blackmore a changé sa vision du surnaturel : plutôt que d’enquêter, en bon sceptique, sur l’authenticité du paranormal, n’était-il pas plus fructueux d’étudier pourquoi il nous fascine tant ; pourquoi beaucoup y croient, en font l’expérience?

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